L'accord d'été 2026 de l'Arizona

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L’annualisation du temps de travail

Le kern a approuvé l’avant-projet de loi. Le texte a été transmis pour avis au Conseil d’État et au Conseil national du travail. Les syndicats ont déjà émis plusieurs critiques, notamment à propos des heures supplémentaires, qui pourraient ne plus être rémunérées avec ce système. Bref, cette annualisation n’est pas encore acquise, mais ses contours se précisent. Avec ce système, avec l’accord du salarié, on lisserait le volume horaire sur 12 mois. Si le boulot est là, surabondant, comme pour une hôtesse sur un salon, un guide touristique durant les vacances, ceux-là pourraient prester au-delà des traditionnelles 38 heures/semaine. Et en période creuse, ils travailleraient moins. Avec ces horaires en accordéon, le salaire resterait identique chaque mois, même si le nombre d’heures fluctue. Il sera ainsi possible de travailler jusqu’à douze heures par jour et 48 heures par semaine. Cette annualisation du temps de travail est surtout adaptée à des secteurs comme le tourisme, les loisirs, l’horticulture ou encore l’événementiel. Mais il faut éviter la perte de pouvoir d’achat…

La cotisation de solidarité des employeurs pour les malades de longue durée

La cotisation de solidarité que les employeurs doivent verser pour les salariés en arrêt maladie de longue durée au cours des deuxième et troisième mois d’incapacité de travail est prolongée de deux mois. Concrètement, les employeurs verseront le salaire garanti pendant les deux premiers mois de maladie, mais également 30% de l’indemnité de maladie durant les troisième, quatrième et cinquième mois d’incapacité de travail. Cette cotisation supplémentaire sera ensuite reversée aux employeurs sous forme de réduction de cotisations, indépendamment du montant des cotisations qu’ils ont versées. Les entreprises comptant peu de salariés en incapacité de travail de longue durée en bénéficieront donc. Celles où le nombre de malades de longue durée est élevé seront, en revanche, pénalisées. Une dérogation est prévue pour les entreprises comptant moins de cinquante salariés.

Le crédit familial de cinq jours

Les salariés, les fonctionnaires et les travailleurs indépendants bénéficieront d’un crédit familial de cinq jours par enfant, qui s’ajoutera aux congés existants (de maternité ou de naissance). Ces jours pourront être pris en une seule fois ou séparément, dans l’année suivant l’accouchement. Ces cinq jours seront attribués au père, mais celui-ci pourra les céder à la mère, dans l’esprit du «sac à dos» de congés attribué à chaque enfant à sa naissance. La mesure est rétroactive au 1er janvier de cette année. Le bénéficiaire percevra une indemnité journalière, dont le montant reste à préciser. Coût estimé: 40 millions d’euros cette année et l’année prochaine, puis 60 millions d’euros à partir de 2028.