Coronavirus: nos revendications pour les PME

Coronavirus: nos revendications pour les PME

Face à la propagation de l’épidémie de Covid-19, le fameux coronavirus, les entrepreneurs gardent la tête froide et ne veulent pas céder à la panique. Ils sont cependant nombreux à s’inquiéter de potentielles conséquences économiques dues à un ralentissement global de l’économie. « Beaucoup d’indépendants connaissent déjà aujourd’hui des difficultés financières. Une baisse générale de l’activité pourrait signifier le coup de grâce pour certains, notamment des sous-traitants d’entreprises ayant des liens commerciaux étroits avec la Chine ». L’organisation de défense des indépendants exhorte dès lors les différents niveaux de pouvoir du pays à prendre plusieurs mesures préventives.

« De manière générale, nous appelons les administrations à une certaine tolérance et à de la bienveillance pour les entrepreneurs qui auraient, par exemple, des difficultés à s’acquitter de leurs cotisations ». Le SNI plaide ainsi, en cas de difficulté de trésorerie liée au coronavirus, pour qu’il soit possible de:

  1. reporter temporairement le paiement des cotisations de sécurité sociale pour indépendants sans perte des droits;
  2. permettre le report des versements TVA et de précompte professionnel, tout en levant les intérêts de retard;
  3. à l’instar de ce qui avait notamment été fait au moment de la crise économique de 2008, faciliter le recours au chômage temporaire pour cas de force majeure ou pour raison économique, soit pour les travailleurs en quarantaine, soit en cas de baisse de l'activité; 
  4. enfin procéder à une adaptation du droit passerelle pour que cette mesure soit mieux adaptée à des situations de crise passagère. 

Outre ces différentes mesures à l’échelon fédéral, le SNI en appelle également, à l'instar de ce qui avait été mis en place par le gouvernement bruxellois après les attentats de 2016, au soutien des entités fédérées. « Les 3 régions et singulièrement leurs bras financiers (Sowalfin, Vlaio et finance&invest.brussels) doivent mettre des moyens financiers à disposition des entreprises en difficultés, que ce soit par l’intermédiaire de prêts de crise sans intérêt ou via l’octroi de garanties publiques lors d’une demande de crédit bancaire ».

Partagez