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27 4 2010 | Un starter sur six choisit pour l’entreprenariat par nécessité

La crise économique règne depuis plus que deux ans, mais cela n’empêche pas les gens de choisir pour l’entreprenariat. Cependant le nombre de starters a diminué considérablement ces deux dernières années. Le SNI (Syndicat Neutre pour Indépendants) a réalisé une enquête auprès de 376 entrepreneurs qui ont démarré entre septembre 2008 et mars 2010. Il en résulte que 15 % des starters ont choisi pour l’entreprenariat par nécessité, parce qu’il ne trouvait pas d’autre emploi. Heureusement la plupart des entrepreneurs montent leur activité pour être leur propre chef (24 %) et par passion (23 %). 76 % des entrepreneurs sondés affirment ne pas être effrayés par la crise économique.

Le nombre de starters diminue depuis 2008. En moyenne il y a 6 % de starters de moins qu’auparavant. Christine Mattheeuws, présidente du SNI : « Ce n’est pas étonnant, vu que nous nous trouvons dans une grave crise économique. Cette crise ne semble cependant pas effrayer les personnes qui veulent se lancer en tant qu’indépendant et cela est positif. Avoir peur ne mène à rien et a un impact négatif sur l’entreprenariat. »

24 % des starters sondés pensent que la crise aura une influence négative sur le lancement et le développement de leur activité. 76 % des répondants ne sont donc pas effrayés par la situation économique instable. Mattheeuws : « Nous espérons qu’ils ont raison et qu’ils ne surestiment pas leurs capacités. Bien évidemment il nous faut plus d’entrepreneurs, mais nous avons surtout besoin de plus d’entrepreneurs en pleine forme. C’est à dire des indépendants qui tiennent le coup et qui réussissent à garder la tête hors de l’eau. Ce qui est beaucoup plus grave, c’est que un tiers des starters abandonnent l’entreprenariat dans les cinq premières années. »

Sur ce plan, les intentions des starters sont positives. 67 % ont l’intention de rester indépendant jusqu’à leur pension et 10 % comptent rester actifs en tant qu’entrepreneur pendant 25 ans. De plus, les starters sont enthousiastes de leur choix. 73 % des starters conseillent à d’autres personnes de choisir pour l’entreprenariat.

Le starter, qui a opté pour l’entreprenariat entre septembre 2008 et mars 2010, a en moyenne 33 ans. 31 % des entrepreneurs sondés ont un ou plusieurs parents qui sont indépendants. La plupart des entrepreneurs montent leur activité pour être leur propre chef (24 %) et par passion (23 %). Néanmoins 15 % des starters ont choisi pour l’entreprenariat par nécessité, parce qu’ils ne trouvaient pas d’autre emploi.

Tous les starters trouvent que le gouvernement doit stimuler l’entreprenariat et cela en diminuant les charges sociales (31 %), en améliorant le statut social (25 %), en augmentant la simplification administrative (21 %) et en donnant une meilleure assistance lors du lancement et du développement d’une activité. « Ce sont des revendications ‘classiques’ pour lesquelles nous allons continuer à nous battre, car nous pensons que ces mesures sont très efficaces », affirme la présidente du SNI.

L’organisation des entrepreneurs indépendants souligne également qu’il est nécessaire que les entrepreneurs doivent toujours pouvoir compter sur de bons conseils et un soutien continu, en offrant des formations. D’une autre étude, qu’a effectuée le SNI, il résulte que les indépendants débutants ne sont pas suffisamment préparés à l’entreprenariat. Les jeunes qui veulent se lancer en tant qu’indépendants après avoir suivi des études croient qu’ils sont prêts pour l’entreprenariat, mais cela n’est visiblement pas le cas. Ils ne connaissent pas tous les aspects nécessaires pour gérer une entreprise. Voila donc pourquoi il est nécessaire d’offrir des formations continues.

Le SNI ne veut pas faire de ces formations une obligation, mais veut les encourager par des stimulations fiscales. « Nous devons mieux armer nos indépendants », conclut Christine Mattheeuws. « La connaissance entreprenariale doit toujours être au rendez-vous et cela n’est apparemment pas le cas aujourd’hui. Nous plaidons pour un apprentissage durant toute la vie. Tout le monde doit être disposé à suivre une formation continue. Cela n’est pas seulement intéressant et favorable à sa propre formation, c’est aussi un excellent outil qui nous permet de répondre aux nouveautés et aux nouvelles demandes. »

Le SNI propose également de centraliser toutes les initiatives existantes pour les starters. Actuellement, les starters peuvent se faire aider sur le plan fédéral, régional et local, mais cela ne permet pas d’avoir une vue générale. Un point d’information central (offline et online) est nécessaire pour donner une bonne base aux starters.




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