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26 6 2007 | Les soldes: une nécessité pour les commerçants

· Les commerçants n’ont pas de frais plus important découlant des soldes
· Durant les soldes les commerçants vendent à perte à partir d’une réduction de 40%
· Durant les soldes les commerçants font de la place pour la nouvelle saison de mode et se créent une marge financière
· Un indépendant sur deux vend ses produits à très bas prix à la fin des soldes ou passe par un revendeur

Malgré le fait que le parlement européen n’ait pas voté la suppression des soldes des voix s’élèvent tous les 6 mois en Belgique pour une suppression de celles-ci. Le SNI et ses membres sont contre une suppression car personne n’est demandeur. Mais les soldes sont-elles si intéressantes et même une nécessité pour les commerçants ? Les commerçants ne sont-ils pas confrontés à des frais supplémentaires ou une perte de revenu ? Le jeu en vaut-il la chandelle ? Le SNI s’en est informé auprès de ses membres et en arrive à la conclusion que seuls une minorité fait des frais supplémentaires au niveau du personnel ou dans l’annonce des soldes. De même, les pourcentages par rapport aux vols ou à la perte des produits ne sont pas supérieurs à la normale. Par rapport aux revenus les commerçants admettent qu’ils vendent à perte quand la réduction est supérieure à 40%. Et pourtant il est impératif de faire de la place pour la nouvelle saison et se créer une marge financière. Voilà pourquoi un commerçant sur deux est disposé à vendre ses articles à très bas prix soit aux consommateurs soit à un revendeur.

Pas de frais supplémentaires par rapport aux soldes

Le débat par rapport à la crédibilité des soldes refait surface tous les 6 mois. Des enquêtes précédentes il ressort que 81% des indépendants sont pour le maintien des soldes. Principalement par le fait qu’une suppression joue uniquement en faveur des grandes chaînes qui ont beaucoup plus de moyens et qui ont toujours un article à solder.
Mais les soldes sont-elles si intéressantes pour les indépendants certainement si l’on tient compte des frais encourus par rapport aux soldes et à la marge bénéficiaire réduite ? Le SNI a donc mené une enquête à ce propos par rapport aux soldes d’été qui débutent ce samedi 30 juin.
Des réponses à cette enquête il ressort que la majorité des commerçants n’engagent pas de personnel supplémentaire (85%), et seuls 15% engagent 1 à 2 personnes supplémentaires. C’est raisonnable par rapport aux autres frais. 82% des commerçants n’engagent pas de frais supplémentaires pour la promotion, l’annonce ou rendre ces soldes attractives au grand public. 18% des commerçants fait des frais supplémentaires afin de promouvoir ces soldes. Il s’agit principalement de l’impression et de la diffusion de dépliants ou d’affiches ou frais d’aménagement du commerce. Les commerçants font par ailleurs remarquer que ces frais seraient supérieurs s’ils pouvaient choisir librement la période des soldes et que l’on abandonnerait la période fixe actuelle. Dès lors ils seraient obligés d’occasionner des frais afin d’annoncer la période en question et la rendre attractive. La différence au niveau de la structure des frais par rapport aux grandes chaînes deviendrait encore plus grande car celles-ci diffusent déjà régulièrement des dépliants. Les autres aspects qui rendraient les soldes moins attractives pour le commerçant seraient le fait que celui-ci soit confronté à un plus gros pourcentage de pertes dues aux vols ou à une détérioration des produits devenus invendables. Normalement le pourcentage des pertes s’élève à 1,65% du chiffre d’affaires global. 88% des affiliés interrogés disent ne pas être confrontés à plus de vols. 12% prétendent que les vols augmentent durant cette période. Seul un petit pourcentage des indépendants (4%) disent occasionner des pertes pour d’autres raisons. Il s’agit principalement de l’emballage des produits qui sont traités avec un tel manque de respect qu’ils ne peuvent plus être vendus. Il est à remarquer que ce phénomène dépend de la taille du magasin : au plus petit le magasin au moins fréquent est le phénomène de détérioration.

Une perte à partir d’une réduction de 40%

Outre les différentes dépenses exposées durant les soldes l’enquête s’est également penchée sur les revenus. En période normale 65% des produits ont déjà été vendus avant les soldes. A la fin de l’année passée lors des ventes d’hiver (juste avant les soldes) les présentoirs étaient encore pleins et la plupart des articles devaient encore être vendus. Les commerçants déclarent actuellement que suite aux très bonnes températures du mois d’avril on a assisté à des meilleures ventes et que 70% de leurs articles/produits sont vendus (ce qui représente une hausse par rapport à la moyenne).
Il a été demandé aux indépendants à partir de quel pourcentage de réduction ils ne réalisaient plus de bénéfices. Le pourcentage moyen à partir duquel ils n’engrangent plus de bénéfices s’élève à 40%. Malgré le fait que de nombreux indépendants accordent déjà une réduction de 40% dès la première ou la seconde semaine ils déclarent préférer vendre à perte plutôt que de rester avec leur stock. De part les soldes les commerçants peuvent principalement vendre, même à perte, des fins de séries d’articles liés à la mode afin de faire place aux nouveaux articles et se créer ainsi rapidement une marge financière. En dehors des soldes une vente à perte est interdite.
A la question qui leur est posée « Que faites-vous avec les articles (liés à la mode) soldés non-vendus ? », 46% d’entre eux répondent qu’ils essayent des les vendre lors de prochaines périodes de réduction ou lors de braderies.
Il s’agit là bien entendu d’une petite quantité d’articles liés à la mode car les commerçants essayent de vendre la grosse masse des articles en accordant de gros pourcentages de réduction. 39% des commerçants mettent tout en œuvre pour vendre les articles de mode pour la fin des soldes en accordant des prix-choc.
Cela se traduit dans des formules comme «tout à 5 ou 10€) ou par des ventes à des revendeurs qui leur donnent 1€ par kg de vêtements.




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