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17 9 2007 | Les étudiants ne sont pas engagés comme alternative à l’engagement d’un travailleur régulier

 · Le travail d’étudiant est principalement utilisé pour répondre à des pics d’activité et non comme une alternative moins coûteuse à plein emploi
· Plus d’employeurs (10%) font appel aux étudiants pendant l’été
· Deux employeurs sur trois souhaitent une adaptation de la réglementation

Depuis fin 2005 les étudiants peuvent également travailler durant 23 jours du mois d’octobre au mois de juin jours outre les 23 jours autorisés durant les vacances d’été et ce au taux de cotisations ONSS réduit. Afin de connaître l’impact de cette nouvelle réglementation, le SNI a mené une enquête auprès des employeurs du secteur horeca, commerce de détail et de l’industrie. Contrairement à ce que l’on prétend, seule une petite minorité fait appel aux étudiants comme une alternative moins coûteuse qu’un engagement normal. La majorité des employeurs fait appel aux étudiants pour répondre à un pic d’activité, au travail du week-end ou en remplacement d’un travailleur absent. Sans ces étudiants beaucoup d’employeurs seraient confrontés à des problèmes. Deux employeurs sur trois veulent une adaptation de la réglementation actuelle et dans la plupart des cas par une transposition du système des jours de travail en heures, ce qui leur permettrait de répondre aux réalités économiques.

Depuis le 1er octobre 2005 les étudiants peuvent également travailler durant 23 jours du mois d’octobre au mois de juin outre les 23 jours autorisés durant les vacances d’été (juillet à septembre) et ce au taux de cotisations ONSS réduit (ONSS de 7,5% durant les 23 jours d’été et 12,5% pour le reste de l’année). Afin de connaître l’impact de cette nouvelle législation, le SNI a mené une enquête auprès des employeurs du secteur horeca, du commerce de détail et de l’industrie qui traditionnellement font souvent appel au travail d’étudiant.

Le travail d’étudiant a le vent en poupe
Suivant les chiffres de l’ONSS 310.373 étudiants ont travaillé durant l’été 2006. Cela représente 348.158 contrats d’étudiants et en d’autres mots cela signifie également que certains étudiants ont travaillé durant leurs 23 jours pour plusieurs employeurs. En 2005 et pour la même période ce sont 294.831 étudiants et 327.847 contrats. Pour 2006 on assiste donc à une augmentation de 5,2% d’étudiants et de 6,2% de contrats par rapport à 2005..
De l’enquête menée par le SNI chez les indépendants il ressort qu’encore plus d’étudiants ont travaillé pendant l’été 2007 par rapport à 2006. Des secteurs interrogés (horeca, commerce de détail, industrie) il ressort une augmentation d’environ 12% des étudiants engagés et de 15% des contrats conclus. L’année passée 190.000 contrats ont été conclus dans ces mêmes secteurs.

Plus d’employeurs font appel aux étudiants
Durant l’été 2006 et suivant les chiffres de l’ONSS 5.124 employeurs du secteur horeca, 5.658 du commerce de détail et 3.422 de l’industrie ont fait appel aux services des étudiants. Pour l’été 2005 ces chiffres s’élèvent respectivement à 4.585 pour l’horeca, 5.367 pour le commerce de détail et 3.277 pour l’industrie. Bien entendu il faut ajouter à ces chiffres les contrats conclus par des agences d’interim. A ce titre il faut préciser que la moitié des contrats d’étudiants se font via les agences d’interim. De l’enquête menée par le SNI il ressort en 2007 une augmentation de 10% des employeurs qui ont fait appel aux étudiants. Par secteur et toujours pour l’été 2007 un horeca sur deux (48%) a directement ou indirectement (interim) fait appel aux étudiants, 36% (directement ou indirectement) dans le commerce de détail et 34% (directement ou indirectement) dans l’industrie. 46% des indépendants font uniquement appel aux étudiants durant l’été et 48% durant l’été et l’année scolaire. Seuls 6% font uniquement appel aux étudiants durant l’année scolaire.

Les étudiants ne sont pas une alternative au travail régulier
Le SNI a voulu analyser les critères de motivation à l’engagement d’étudiants. Contrairement aux idées avancées par certains qui prétendent que les étudiants sont une alternative beaucoup moins coûteuse qu’un engagement normal, les indépendants et les PME (46% des interrogés) font essentiellement appel aux étudiants lorsqu’ils sont confrontés à une surcharge de travail dans leur entreprise. 37% des employeurs font appel aux étudiants en remplacement d’un travailleur malade ou celui d’un travailleur parti en vacances. 33% des indépendants invoquent d’autres raisons mais principalement pour le travail durant le week-end. La grande majorité des indépendants déclarent que les étudiants sont nécessaires afin de répondre à une surcharge de travail ou en remplacement d’un travailleur régulier. Seuls 18% des indépendants interrogés considèrent que les étudiants sont une alternative moins coûteuse qu’un engagement normal. Sans ces étudiants un grand nombre d’employeurs serait confronté à des problèmes.
Seuls 18% des indépendants interrogés font appel aux étudiants lorsqu’ils ne trouvent pas de travailleurs réguliers ou comme alternative moins coûteuse qu’un engagement normal, mais alors pour une courte durée. Cela signifie nullement que si l’occupation d’étudiants n’existait pas, ces employeurs occuperaient autant de travailleurs selon le régime ordinaire. C’est parce que l’occupation d’étudiant est généralement bon marché que les employeurs dont le pas pour engager quelqu’un.

Une adaptation de la réglementation du travail d’étudiant est demandée
Il a été demandé aux indépendants et PME s’ils sont satisfaits de la réglementation actuelle. Deux indépendants sur trois (69%) jugent que la réglementation actuelle est insuffisante.
51% des employeurs feraient encore davantage appel au travail d’étudiant si les 46 jours autorisés étaient convertis en un équivalent de 400 heures. On pourrait ainsi plus jouer sur les impondérables liés à la vie des entreprises et bénéficier encore plus des avantages liés au tarif réduit d’ONSS. Si l’entreprise n’a besoin d’une personne que durant quelques heures elle est obligée actuellement de la prendre pour la journée entière. 40% seraient prêts à faire encore plus appel au travail d’étudiant si la réglementation actuelle était étendue à un plus grand nombre de jours. 32% des indépendants feraient encore plus appel aux travail des étudiants si les 46 jours autorisés pouvaient être pris durant n’importe quelle période de l’année et non pas en deux périodes comme c’est le cas actuellement. 28% engageraient plus d’étudiants s’ils étaient confrontés à moins de formalités.
Le SNI constate avec plaisir que la réglementation du travail d’étudiant porte ses fruits mais qu’elle doit être affinée. L’activité indépendante est soumise à différents facteurs variables (comme le temps, une commande subite venue s’intercaler, des manifestations locales, …) et la réglementation doit pouvoir répondre à cette réalité économique.




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