Presse
11 6 2011 | Les entrepreneurs flamands et wallons sont sur la même longueur d’onde politiqueA l’occasion d’une année sans gouvernement fédéral, le SNI a réalisé un sondage auprès de 350 entrepreneurs flamands et 250 entrepreneurs wallons. 47% des entrepreneurs pensent que l’impasse politique a une influence négative sur leur entreprise, étant donné que des dossiers essentiels pour les entrepreneurs sont déjà bloqués depuis plus qu’un an et que la crise politique donne une image négative à notre pays. Cependant, de nouvelles élections n’intéressent que 9% des entrepreneurs wallons. Si, malgré tout, de nouvelles élections seraient organisées, ce sera le MR (50%) qui réalisera un beau score, suivi d’Ecolo (14%). De plus, les entrepreneurs wallons préfèrent Bart De Wever (12%) comme premier ministre à Elio Di Rupo (7%). Les entrepreneurs du Nord et du Sud du pays trouvent avant tout que les deux vainqueurs, PS et N-VA, doivent prendre leur responsabilité et conclure un accord.
A l’occasion des élections du 13 juin 2010, le SNI avait réalisé un sondage auprès d’un nombre similaire d’entrepreneurs flamands et wallons. L’organisation des entrepreneurs indépendants a reconduit cet exercice à l’occasion du ‘premier anniversaire’ de ces élections. Quasi la moitié des entrepreneurs interrogés (47%) pensent que l’impasse politique a une influence négative sur leur entreprise. Cela est peu étonnant, car beaucoup de dossiers, qui sont importants pour les entrepreneurs, restent sur la table à cause de l’absence d’un gouvernement fédéral. Ces dossiers se trouvaient dans un stade avancé avant la chute du gouvernement en avril 2010. Prenons par exemple l’évaluation de la réduction partielle de la TVA dans l’horeca qui devrait éventuellement mener à une réduction de la TVA à 6 % pour tout le secteur, l’approbation de l’injonction à payer, l’évaluation de la compensation que les indépendants peuvent recevoir quand ils sont confrontés à des travaux publics ou la réforme du calcul des cotisations sociales. D’autre part, les entrepreneurs et les PME, qui travaillent souvent avec des partenaires dans d’autres pays, craignent que les discussions politiques donnent une image négative à notre pays.
1/5ième des entrepreneurs veulent l’aide de médiateurs étrangers
De nouvelles élections sont à déconseiller selon les entrepreneurs. Seuls 3,4% des entrepreneurs flamands et 9,3% des entrepreneurs wallons pensent que des élections peuvent débloquer la situation. 48% des entrepreneurs flamands et 42% des entrepreneurs wallons pensent qu’il n’y a qu’un remède à l’impasse politique : les deux vainqueur, PS et N-VA, doivent prendre leur responsabilité et conclure un accord. Cependant, 17% des entrepreneurs flamands et 21% des entrepreneurs wallons pensent que seuls des médiateurs étrangers ou des personnes qui se trouvent totalement en dehors de la politique pourront trouver une solution. Et donner des pouvoirs accrus aux gouvernement fédéral démissionnaire est perçu comme une bonne idée que chez 10% des entrepreneurs flamands et chez 14% des entrepreneurs wallons.
Des réformes socio-économiques sont la priorité la plus importante
Sur le plan des priorités pour le nouveau gouvernement fédéral il y a également beaucoup de consensus entre les entrepreneurs du Nord et du Sud du pays. Selon 50% des entrepreneurs flamands et 53% des entrepreneurs wallons le focus doit être mis sur les réformes socio-économiques. Une réforme de l’Etat est prioritaire pour 31% des entrepreneurs flamands et 16% des entrepreneurs wallons, mais il est un fait que des réformes socio-économiques et la réforme de l’Etat sont étroitement liés.
Wallonie
Dans le sondage du SNI, le MR reste le parti favori des entrepreneurs wallons. 50% des entrepreneurs voteraient MR s’il y avait des élections aujourd’hui. Le MR perd 1% par rapport au sondage d’il y a un an. Les autres partis suivent loin derrière : 8% pour le PS (-2% par rapport à notre sondage de juin 2010), CDH (6%, statu quo), FN (6%, +3%) et le Parti Populaire (3%, - 7%). Le deuxième parti des entrepreneurs wallons est Ecolo, qui monte de 8 à 14% en un an de temps. Notons également que 13% des entrepreneurs comptent voter blanc ou pour des petits partis.
Pour un quart des entrepreneurs wallons Didier Reynders serait le premier ministre souhaité, suivi de Guy Verhofstadt (22%), Bart De Wever (12%), Jean-Michel Javaux (9%), Elio Di Rupo (7%), Johan Vande Lanotte (6%), Rudy Demotte (4%) en Mischaël Modrikamen (3%). Plus d’entrepreneurs wallons préfèrent donc Bart De Wever comme premier ministre qu’Elio Di Rupo.
Flandre
L’entrepreneur flamand opte manifestement pour la N-VA (48%) et le Open VLD (24%). Par rapport au sondage de juin 2010, la N-VA grimpe de 18%, tandis que le Open VLD perd 10%. Les autres partis suivent loin derrière : CD&V (12%, +6% par rapport à notre sondage de juin 2010), Vlaams Belang (5%, -5%), sp.a (4%, statu quo), Groen ! (4%, +3%). LDD, qui il y a un an recevait encore 9% des voix des entrepreneurs flamands, ne reçoit plus aucune voix. 3% des entrepreneurs voteraient blanc ou pour un des petits partis.
Pour 43% des entrepreneurs du Nord Bart De Wever devrait devenir le prochain premier ministre, suivi à distance d’Elio Di Rupo (17%), Guy Verhofstadt (13%), Yves Leterme (9%) et Alexander De Croo (8%).
Retournez à la revue de la presse