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31 1 2012 | Les contrôles fiscaux ne peuvent pas aboutir à une chasse aux sorcières des indépendantsLe fisc veut doubler ses contrôles parmi les sociétés, les ASBL et les particuliers. L’objectif est de créer un effet de crainte. Pour le SNI il va de soi que la fraude doit être attaquée, mais les contrôles ne peuvent en aucun cas aboutir à une chasse aux sorcières des indépendants. « Il est absurde de tellement effrayer les entrepreneurs qu’ils n’oseront plus entreprendre », clarifie Christine Mattheeuws, présidente du SNI. « De plus, le gouvernement pourrait quand même établir des règles claires. Dans le dossier des voitures de société ceci n’était manifestement pas le cas. » Le SNI se demande aussi pourquoi les multinationales, qui paient généralement peu d’impôts, ne sont pas visées par le fisc.
Pour le SNI il est normal que diverses formes de fraude soient sanctionnées. Il ne faut pas oublier que la fraude provoque de la concurrence déloyale entre ceux qui respectent les règles et ceux qui ne le font pas. Cependant, l’organisation des entrepreneurs indépendants ne veut pas que le redoublement des contrôles fiscaux aboutisse à une chasse aux sorcières des indépendants. « Ces dernières semaines on n’arrête pas de désigner chaque indépendant comme étant un fraudeur. Arrêtons cela », demande la présidente du SNI. « La règlementation fiscale et sociale en Belgique est très complexe. C’est ce qu’ont d’ailleurs aussi vécu les politiciens récemment en se contredisant constamment à propos des impôts et des voitures de société, de la déduction hypothécaire et des mesures d’économie d’énergie. » Par conséquent, le SNI demande aux politiciens d’établir des règles claires. Sinon les contrôles intensifiés et l’effet de crainte risquent de freiner l’entreprenariat.
Le SNI se demande également pourquoi les multinationales ne sont pas visées par le fisc. Un nombre de multinationales dans notre pays paient peu d’impôts et les indépendants ne trouvent pas cela juste du tout. « Les indépendants ont l’impression d’être la vache à lait dont on se sert pour effacer le déficit budgétaire et ils se demandent si tout le monde a les mêmes droits dans notre pays », explique Christine Mattheeuws.
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