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18 1 2012 | Le prix des titres-repas électronique n’est pas transparent pour le commerce de détail et l’horeca

Le titres-repas électronique n’a pas encore beaucoup de succès. C’est ce que les émetteurs de tels chèques affirment aujourd’hui. Le SNI n’est pas vraiment enthousiasmé par l’introduction du titre-repas électronique. D’abord parce que le coût pour le commerçant et l’horeca manque de transparence. Le chèque–repas électronique est quelque fois même plus cher que sa variante sur papier et c’est contraire à toutes les promesses faites et conditions d’agréation. En outre, le e-chèque entraîne plus de tracasseries et de frais, étant donné que les commerçants et les exploitants horeca doivent conclure avec chacun des quatre émetteurs des contrats séparés. Pour le petit employeur le titre-repas électronique entraîne aussi un surcoût et du travail administratif. La proposition du SNI est simple: supprimons le titre-repas et indiquons la contrepartie en indemnité nette sur la fiche de paie sous la mention « indemnité de repas ».

« Le titre-repas électronique semble avoir été vite fait sur mesure pour les supermarchés, alors qu’on ne semble pas s’être beaucoup arrêté au fait que les petits commerces de détail pouvaient aussi prendre ce train », dit Christine Mattheeuws, présidente du SNI. En raison de l’embrouillamini des différentes formules de prix que les quatre acteurs proposent, le coût n’est pas transparent pour le petit détaillant et les exploitants de restaurants, brasseries et cafés. Il résulte de calculs que le e-chèque est quelque fois meilleur marché, mais quelques fois aussi plus cher. Rien que pour cette raison, le SNI n’est pas partisan du titre-repas électronique.

En outre, il y a actuellement 50 pour cent des magasins en alimentation et 45 pour cent des établissements horeca qui ne disposent pas d’un terminal de paiement alors que celui-ci est indispensable pour pouvoir accepter des titres-repas électroniques. Un autre obstacle: en ce moment quelque 75 pour cent des magasins d’alimentation utilisent les titres-repas sur papier pour payer leurs fournisseurs et ne perdent donc pas de temps et d’argent à renvoyer ces chèques et ne doivent pas conclure de contrats avec leurs émetteurs. Et cela sera bientôt impossible une fois que le e-chèque deviendra monnaie-courante. Enfin, pour les petits commerçants, le fait de devoir conclure un contrat avec les quatre émetteurs, ne joue pas en faveur du chèque-repas électronique.

Du côté des employeurs, le titre-repas électronique est vendu comme étant une sérieuse simplification administrative mais cela ne semble pas être le cas, surtout pour les petites entreprises qui n’ont pas de personnel pour s’en occuper. Ce n’est pas parce qu’un processus est digitalisé qu’il fait nécessairement économiser du temps. A côté de cela les employeurs doivent payer un fameux surcoût pour fournir chaque carte électronique.

Pour le SNI c’est clair: le chèque-repas, qu’il soit électronique ou sur papier, doit être supprimé. La contrepartie en argent doit être inscrite comme une indemnité nette sur la fiche de salaire sous la rubrique « indemnité de repas ». Travailleurs et employeurs ne doivent donc pas payer de cotisations de sécurité sociale. Ce sera vraiment alors une simplification administrative qui profitera à tout le monde. Ce sera moins de tracasseries administratives pour l’employeur, le travailleur et le commerçant.




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