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7 2 2012 | Le coût du crédit-temps et des congés thématiques n’est plus tenable : il faut tailler

Des chiffres de l’ONEM il ressort que le coût du crédit-temps, de l’interruption de carrière et des congés thématiques a augmenté de 280 millions à 817 millions en dix ans de temps, soit une multiplication des coûts par 3. Cette explosion n’est plus tenable, ni sur le plan financier, ni question organisation du travail, estime le SNI. Par conséquent, l’organisation des entrepreneurs indépendants plaide pour un débat approfondi sur toutes les formes de congés (hors le nombre de jours de congé qu’un travailleur reçoit chaque année), suivi d’un processus de redistribution. « Maintenant que le gouvernement fédéral est à la recherche de 1 à 2 milliards, il nous semble logique de tailler dans ce genre de congés », estime Christine Mattheeuws, présidente du SNI.

En 2001 le coût du crédit-temps, de l’interruption de carrière et des congés thématiques était de 280 millions. En 2011 il s’agissait de 817 millions. Cette croissance est énorme, mais pas étonnante. Le nombre de personnes qui prennent un tel congé ne cesse de s’accroître, d’année en année. Christine Mattheeuws : « Nous devons nous demander si ces congés ne deviennent pas victimes de leur propre succès. Etant donné que l’on doit fortement assainir le budget de l’Etat, nous conseillons aux ministres fédéraux de limiter ce nombre de congés. »

Notons également qu’en dehors du coût élevé, ces congés thématiques pèsent sur le processus de travail dans les PME. Dans une multinationale une absence ne se fait pas trop sentir, mais dans une PME, qui en Wallonie et à Bruxelles compte en moyenne 9 travailleurs, cela n’est pas le cas. Surtout quand la grande majorité des personnes qui prennent un congé parental ou du crédit-temps optent pour un régime qui réduit le temps de travail. Pour les PME cela signifie que le patron et les collègues peuvent travailler encore plus fort, car il est quasi impossible de trouver quelqu’un qui veut travailler pendant un jour par semaine. 

Le SNI n’est pas contre des mesures pour mieux combiner travail et vie familiale, mais ces mesures doivent rester abordables et faisables. Cela n’est manifestement plus le cas. Le SNI est partisan de mesures parentales alternatives, favorables aux employeurs et travailleurs. C’est pourquoi le SNI plaide pour une législation du travail plus souple et favorable aux deux parties et pour plus de garderies sur mesure. Aujourd’hui trop de parents restent à la maison parce qu’ils ne trouvent pas de garderie. Ceci n’est pas acceptable.




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