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19 8 2010 | L'absentéisme augmente: le premier jour d’absence devrait être à charge des travailleurs

Selon une étude de Aon l'absentéisme des travailleurs augmente dans notre pays. Les employeurs ont surtout du mal à digérer la soi disant maladie du lundi, lorsqu’un de leurs salariés n’est pas malade mais reste quand même absent du bureau. Le SNI veut mettre un terme à ce phénomène en introduisant le jour de carence pour tous les travailleurs. Ainsi le premier jour d’absence est à charge du salarié et plus de l’employeur.

La maladie du lundi existe vraiment. Beaucoup d’employeurs pourront témoigner que leurs travailleurs sont souvent absents pendant une journée, souvent le lundi d’ailleurs après un week-end chargé, mais donc pas à cause de maladie. Pour la plupart des ouvriers et des employés en période d’essai il existe un bon système : le jour de carence. Par conséquent le premier jour d’absence sera à charge du salarié même. Ce système ne s’applique pas aux employés qui ne sont plus en période d’essai et ceux-ci n’hésiteront pas de prendre un jour de congé sous le prétexte de maladie.

Christine Mattheeuws, présidente du SNI : « Nous voulons mettre un terme à ce phénomène, car ce genre de comportement est insensé. Il n’est pas logique que les employeurs doivent payer pour l’absence soi disante médicale de leurs collaborateurs. Il faut donc responsabiliser les employés et leur faire payer eux-mêmes pour leur maladie du lundi. Les travailleurs qui sont vraiment malades méritent tout notre soutien, mais il n’est pas question de payer pour les salariés qui simulent une maladie pour prendre un jour de repos. »

Le SNI remarque également que les médecins de contrôle sont trop chers pour les PME. Les montants à payer varient entre 50 et 120 euros, par contrôle. Cela retient beaucoup de PME de faire appel à un médecin contrôleur. Heureusement l’absentéisme est moins fréquent dans les petites entreprises.




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