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12 1 2011 | La baisse de la TVA dans l’horeca rapporte plus que prévu - Il n’y a plus d’excuses pour ne pas poursuivre la baisse de la TVA

La baisse de la TVA dans l’horeca à 12 % sur les repas depuis le 1er janvier 2010 a rapporté plus à l’Etat que prévu.  En outre la baisse de la TVA a coûté aussi moins à l’Etat que ce qui avait été estimé à l’origine.  Tout cela résulte du budget qui est préparé aujourd’hui par le premier ministre Leterme et le vice-premier ministre Reynders.  Ces résultats positifs inattendus sont sans aucun doute la conséquence d’un assainissement du secteur selon le SNI.  Etant donné les chiffres favorables pour l’Etat et les difficultés financières auxquelles sont confrontés beaucoup d’exploitants dont surtout les exploitants de cafés, une généralisation et une nouvelle baisse de la TVA s’impose. C’est pourquoi  le gouvernement en affaires courantes doit recevoir les pouvoirs nécessaires.  Après avoir dû attendre des années  le feu vert européen, nous ne pouvons plus accepter des atermoiements  belges.  Sinon nous risquons pour beaucoup d’exploitants d’arriver trop tard, dit Christine Mattheeuws, présidente du SNI.

 Le SNI est satisfait des chiffres qui viennent d’être publiés aujourd’hui et qui concernent les déclarations TVA dans l’horeca.  Il en résulte que le chiffre d’affaires qui est déclaré dans les déclarations TVA pour les trois premiers trimestres de 2010 a augmenté de 6,04 % par rapport à la même période en 2009. Compte tenu de l’inflation de 3,8 % cela signifie que le chiffre d’affaires a augmenté deux fois plus vite que la croissance économique normale.  En chiffres absolus le secteur a donc déclaré 247 millions d’euros de chiffre d’affaires de plus que l’année passée, ce qui est une bonne chose pour l’Etat car plus de chiffre d’affaires signifie plus de recettes TVA.  La baisse de la TVA a clairement joué un rôle dans un assainissement du secteur.  C’est ce qui résultera aussi des déclarations ONSS : la baisse de la TVA a évité que des milliers d’emplois dans l’horeca ne disparaissent et même une augmentation des  salaires déclarés. 

 En outre il semble aussi que la mesure ait coûté moins que prévu : 230 millions d’euros au lieu de 255 millions d’euros.  Cela provient du fait que l’on a calculé  plus à 21 % de TVA et moins à 12 %.

 Ces chiffres favorables doivent inciter nos décideurs politiques à instaurer la baisse de la TVA aussi pour les boissons et à poursuivre la baisse de la TVA à 6 %, dit Christine Mattheeuws, présidente du SNI.  Le secteur se trouve en grave danger.  2010 fut une année où le nombre de faillites a été le plus élevé.  C’est surtout le secteur horeca qui a connu les chiffres de faillites les plus élevés.  1.794 entreprises ont fait la culbute par rapport à 1.327 il y a 5 ans.  Sans la baisse de la TVA le nombre de faillites aurait été bien plus élevé.  Pour le SNI revenir sur la baisse de la TVA conduirait à un bain de sang social et économique dans le secteur.  Mais en outre sans la poursuite de la baisse de la TVA, le nombre d’exploitants qui ne peuvent survivre en 2011 va encore augmenter.  Pour beaucoup d’exploitants, et surtout des cafetiers, il est moins une.  Et dernièrement ils ont encore été confrontés à l’interdiction partielle de fumer sans  les mesures de compensation promises.  Les cafés n’ont pas pu bénéficier de la baisse de la TVA étant donné que cette baisse n’était d’application que sur les repas.

 Le SNI insiste dès lors, bien que le gouvernement soit démissionnaire, pour une solution durable.  Ce pays ne peut pas se permettre de continuer à bloquer ce dossier à cause de l’impasse politique.  Le secteur a démontré noir sur blanc qu’il souhaite être un secteur sain et qu’il est même demandeur pour pouvoir  survivre d’une manière correcte.  Les politiciens doivent tout comme les entrepreneurs dans chaque dossier, rechercher une solution durable.  La mesure est nécessaire pour donner de l’oxygène au secteur et pour le rendre  compétitif par rapport aux pays voisins (France : 5,5 %, Pays-Bas : 6 %, Luxembourg : 3 %).  Christine Mattheeuws met en garde, si le monde politique ne réagit pas rapidement et ne limite pas les frais, alors, d’ici cinq ans la moitié des établissements horeca auront disparu et l’autre moitié devra augmenter ses prix pour pouvoir survivre.




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