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26 1 2012 | Il est insensé de prolonger le congé parental lorsque tout le monde doit économiserSous la pression de l’Europe notre pays doit étendre le congé parental de trois à quatre mois. Il s’agit d’une idée inappropriée, mais pour le SNI il est hors de question que les employeurs ou la communauté paye pour ce mois supplémentaire. Cela revient au travailleur de financer le quatrième mois de congé parental, surtout que le nombre de congés parentaux a augmenté de 57% durant ces cinq dernières années. « Ces congés thématiques pèsent sur le processus de travail dans les PME et ils agrandiront encore le fossé entre une salariée et une indépendante », explique Christine Mattheeuws, présidente du SNI.
La ministre fédérale de l’Emploi Monica De Coninck veut étendre le congé parental de trois à quatre mois. Ainsi elle veut transcrire une directive européenne dans la législation belge. Le SNI estime que ce mois supplémentaire est une mauvaise idée et trouve qu’il revient au travailleur de financer le quatrième mois de congé parental. Maintenant que tout le monde doit économiser, il est impensable que les employeurs ou la communauté paye pour ce mois supplémentaire, surtout que l’Europe n’oblige pas de rémunérer ce quatrième mois de congé parental.
Ces dernières cinq années le nombre de congés parentaux a augmenté de 57%. Cela pèse sur le processus de travail dans les PME. Dans une multinationale une absence ne se fait pas trop sentir, mais dans une PME, qui en Wallonie et à Bruxelles compte en moyenne 9 travailleurs, cela n’est pas le cas. Surtout quand la grande majorité des personnes qui prennent un congé parental ou un crédit-temps optent pour un régime qui réduit le temps de travail. Pour les PME cela signifie que le patron et les collègues peuvent travailler encore plus fort, car il est quasi impossible de trouver quelqu’un qui veut travailler un seul jour par semaine. De plus, la prolongation du congé parental agrandira encore le fossé entre une salariée et une indépendante. « Comment veut-on alors stimuler l’entreprenariat féminin si les salariées reçoivent de plus en plus de faveurs », se demande Christine Mattheeuws, présidente du SNI.
Le SNI n’est pas contre des mesures pour mieux combiner travail et vie familiale, mais ces mesures doivent rester abordables et réalisables. Cela n’est manifestement plus le cas. Le SNI est partisan de mesures parentales alternatives, favorables aux employeurs et aux travailleurs. C’est pourquoi le SNI plaide pour une législation du travail plus souple et favorable aux deux parties et pour plus de garderies sur mesure. Aujourd’hui trop de parents restent à la maison parce qu’ils ne trouvent pas de garderie. Ceci n’est pas acceptable. De plus, le SNI remarque également que les congés thématiques n’encouragent pas les gens à travailler plus longtemps quand ils ont un certain âge. L’effet de ces congés sur l’âge de pension est strictement nul, ce qui prouve que les congés thématiques ne nous aident pas à faire travailler les gens plus longtemps.
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