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2 6 2010 | Faillites : le nouveau gouvernement fédéral devra intervenir énergiquement

Au cours du mois de mai, 825 faillites ont été déclarées ; c’est ce qui résulte des chiffres du bureau d’informations commerciales Graydon. Ce sont surtout les PME qui font faillite. Il y a en outre peu de signes d’amélioration. L’organisation des entrepreneurs SNI demande dès lors que le nouveau gouvernement fédéral s’attaque avec force à ce problème. « Nous n’avons plus de temps à perdre en petits jeux politiques et négociations interminables. Nos PME aspirent à une politique efficiente et énergique, question de ne pas noircir encore un peu plus la situation », déclare la présidente du SNI, Christine Mattheeuws.

Les chiffres du bureau d’informations commerciales Graydon sont clairs : mai 2010 fut à nouveau un mois noir au niveau du nombre des faillites. 825 entreprises ont fait la culbute. L’amélioration n’est pas encore là, déclare Graydon. Ce sont surtout des PME qui ont fait faillite, les grandes entreprises semblent moins touchées par les faillites. Mattheeuws : « Nous espérons ardemment qu’un nouveau gouvernement fédéral sera rapidement dans les starting- blocks après le 13 juin. » Ca et là vous entendez des voix qui disent que nous ne devons pas nous attendre à une nouvelle équipe gouvernementale avant octobre 2010. Les négociations politiques s’annoncent difficiles. « Pourtant les PME et les entrepreneurs n’ont rien à faire de marchandages politiques et négociations sans fin. Un scénario comme en 2007 n’est vraiment pas une option. »

Le SNI espère que la formation du gouvernement sera rapide et qu’une nouvelle équipe fera le maximum dans l’intérêt des PME et entrepreneurs. « Stabilité et initiative pour soutenir l’entreprenariat dans notre pays doivent être le mot d’ordre. Cela profitera aussi à l’emploi. Nous demandons aussi que le gouvernement soit plus audacieux et prenne plus vite les décisions qui s’imposent. Ca n’a jamais été le cas sous le gouvernement Leterme. Les mesures anticrise ont été par exemple toujours prolongées au dernier moment, mais entre-temps les entrepreneurs vivaient dans l’insécurité. Nous espérons fermement qu’il y aura plus de prévoyance. »

Enfin le SNI rappelle son plaidoyer pour l’instauration d’une injonction de payer. Ce doit être une des priorités du nouveau gouvernement. Les factures impayées restent jusqu’à nouvel ordre la cause principale des faillites. L’injonction de payer peut amener de nombreux mauvais payeurs à de meilleurs sentiments. Via une injonction de payer les créanciers récupèreront plus facilement leur dû grâce à une requête unilatérale à adresser au juge. Le juge décidera en outre sans nécessairement appeler le débiteur devant le tribunal. Cela va fortement raccourcir la procédure. Aujourd’hui, les entrepreneurs qui entament une action judiciaire doivent facilement patienter deux ans alors que l’injonction de payer demande deux à trois mois. L’injonction de payer s’applique aujourd’hui déjà aux factures transfrontalières.




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