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1 12 2011 | Ce n’est pas la crise mais bien les syndicats qui pousseront les pme à engager moins

Il résulte d’un sondage du SNI effectué auprès de 967 dirigeants d’entreprise que tous condamnent  fermement la manifestation des syndicats du 2 décembre. Plus de 8 dirigeants sur 10 ne voient pas la raison de cette manifestation puisque l’accord sur le budget touche tout un chacun, du travailleur à l’employeur. 94 pour cent des dirigeants d’entreprise interrogés estiment que ce ne sont pas seulement les employeurs mais aussi les travailleurs qui devront plus que jamais mordre sur leur chique et travailler dur. Que la manifestation des syndicats ne soit pas du tout appréciée résulte aussi du fait que les pme sont bien moins tentées d’embaucher qu’il y a quelques mois, surtout pour éviter une délégation syndicale. 87 pour cent des dirigeants d’entreprise estiment que les nuisances qui seront causées par la manifestation ainsi que les coûts que cela engendrera devront être récupérés à charge des syndicats des salariés.

Ce vendredi 2 décembre les syndicats organisent une manifestation nationale à Bruxelles parce qu’ils sont mécontents de l’accord sur le budget conclu par les négociateurs fédéraux. Ce soi-disant signal n’est pas du tout apprécié par les dirigeants des pme, c’est ce qui résulte d’un sondage effectué par le SNI. Bien plus, les actions syndicales risquent de revenir comme un boomerang en pleine figure des travailleurs. Les pme rechignent à embaucher, et surtout celles qui occupent aujourd’hui entre 15 à 19 travailleurs, question d’éviter l’obligation d’avoir une délégation syndicale à partir de 20 travailleurs. Cette réticence était beaucoup moins prononcée il y a quelques mois de cela, c’est ce qui résulte d’une enquête précédente de l’organisation des entrepreneurs. A l’époque 32 pour cent étaient tentés d’engager, aujourd’hui ce nombre est abaissé à 17 pour cent.

La présidente du SNI Christine Mattheeuws: “Il est clair que les syndicats avec leur action marchent sur les pieds des pme. Et ce ne sera pas sans conséquences pour l’emploi. L’on pourrait vraiment se demander si les syndicats ne rêvent pas d’avoir plus de chômeurs, car c’est financièrement plus intéressant pour eux. Nous espérons avoir tort mais le signal que les syndicats donnent en ces temps-ci est inopportun. »   C’est l’avis des gérants des PME : 83 pour cent ne voient pas dans l’accord budgétaire de raison pour manifester étant donné que tant les employeurs que les travailleurs devront contribuer. C’est tout à a fait logique dans le cadre d’un grand assainissement budgétaire. Plus de 9 dirigeants sur 10 exhortent tout le monde, y compris les travailleurs, à travailler aujourd’hui plus afin que la crise économique et les économies fassent le plus vite possible partie du passé.  « Pourtant les employeurs auraient toutes les raisons d’aller eux-mêmes manifester en rue mais ils ont le sens de réalités et se rendent compte que cela ne rapportera  rien », dit Christine Mattheeuws.

Les manifestations comportent aussi des nuisances au niveau de la mobilité et des travailleurs qui n’arriveront  pas ou avec retard au travail. 87 pour cent des PME estiment que ces frais doivent être récupérés à charge des syndicats surtout parce que leurs actions prennent d’autres personnes en otage qui n’ont absolument rien à voir avec les syndicats de salariés. « Et même si cela paraît bizarre, il s’agit aussi de  pas mal de travailleurs salariés. »




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