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31 3 2011 | 67% des PME mènent une politique de zéro tolérance concernant alcool et drogues au travailDepuis le 1er avril 2010, les entreprises doivent mettre en œuvre une politique préventive en matière d’alcool et de drogues dans l’entreprise. D’une étude du SNI il ressort que 67% des PME ont établi des règles concernant alcool et drogues, mais que la plupart avait déjà fait cela avant le 1er avril 2010. Ces PME ont des règles claires : alcool et drogues sont tabous pendant les heures de travail. 42% des PME licencient leurs travailleurs qui ont été pris sur le fait. « Alcool et drogues font plus partie du travail que prévu », explique Christine Mattheeuws, présidente du SNI. Pendant ces dernières trois années, 21 % des PME ont été confrontées avec l’usage d’alcool et de drogues au travail.
Un travailleur intoxiqué met sa sécurité et celle de ces collègues en danger. Entre autres à cause de cela la ministre fédérale du Travail, Joëlle Milquet, a obligé les entreprises à mettre en œuvre une politique préventive en matière d’alcool et de drogues. D’une étude réalisée par le SNI auprès de 497 PME belges, il ressort que 48% des entreprises sont au courant de cette obligation. De plus, 67% des PME ont établi des règles concernant alcool et drogues, la plupart même déjà avant le 1er avril 2010. Leur politique est claire : pas d’alcool ni de drogues pendant les heures de travail. Un travailleur qui ne respecte pas cette règle est sanctionné. La sanction la plus appliquée est le licenciement (dans 42% des cas), suivi de la réprimande, de l’avertissement ou d’un processus d’accompagnement. Christine Mattheeuws : « Il est clair que les PME ne rigolent pas quand elles prennent leurs travailleurs sur le fait et elles ont bien raison. Le risque du travailleur intoxiqué pour ses collègues est trop grand et de plus, il ne sera pas du tout productif. »
21 % des PME ont été confrontées à l’usage d’alcool et de drogues au travail, affiche la même étude du SNI. « Cela est beaucoup, mais d’autres études montrent également que cette problématique n’est pas à sous-estimer », indique la présidente du SNI. Une étude de Securex montre que par mois 1 travailleur sur 100 ne fonctionne pas normalement au travail car il est sous l’influence d’alcool ou de drogues. Sous certaines conditions l’employeur peut faire des tests d’alcool ou de drogues et cela pour exclure une éventuelle intoxication. Néanmoins, seules 29 % des PME interrogées sont partisanes de ces tests. 41 % estiment qu’il n’est pas à l’employeur d’examiner une intoxication, tandis que 30 % ne connaissent pas ce genre de testes.
Christine Mattheeuws: « Nous conseillons à chaque entreprise d’établir des règles et des sanctions relatives à l’usage d’alcool et de drogues. Ainsi toutes les parties savent à quoi s’en tenir et évitent tout malentendu. L’usage problématique d’alcool et de drogues au travail coûte cher à la société, à savoir 2,52 milliards par an selon une étude du Conseil National du Travail (CNT). Les salariés qui ont des problèmes avec l’alcool et la drogue sont deux à six fois plus absents que les autres, ils sont beaucoup moins productifs et, de plus, ils font augmenter les accidents de travail de deux à quatre fois. »
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