Le nombre de faillite et de cessation d’activités de cafés a augmenté de 43% depuis l’interdiction de fumer

Entre juillet et décembre de cette année, le nombre de fermetures et de faillites de cafés a augmenté de 43 % par rapport à la même période l’année passée. Cela ressort d’une analyse du SNI sur base des données chiffrées du bureau de commerce Coface Services Belgium. «  Ces chiffres démontrent que l’interdiction de fumer a des conséquences non négligeables » affirme la présidente du SNI, Madame Christine MATTHEEUWS. « Même si d’autres facteurs que l’interdiction de fumer jouent également un rôle pour ce constat, l’interdiction de fumer semble avoir été le facteur le plus déterminant ». L’organisation entrepreneuriale sollicite dès lors une action politique, aussi bien au niveau fédéral qu’au niveau local. Le SNI demande au gouvernement Di Rupo de travailler de manière urgente sur un plan d’action pour les cafés. Simultanément, le SNI plaide auprès des autorités locales pour que les terrasses puissent être maintenues. Suite à une recherche effectuée auprès de nombreuses communes belges, il semble que près d’1/3 d’entre elles interdisent toujours les terrasses permanentes. Les taxes communales sur les terrasses qui existent dans près de la moitié des communes belges doivent être supprimées.

Il ressort des chiffres de la Coface Services Belgium qu’entre le 1ier juillet et le 23 décembre de cette année le nombre de faillites et de cessation d’activités des cafés ait augmenté de 43 % par rapport à la même période de l’année dernière. Cet accroissement est en grande partie dû à l’interdiction de fumer  qui, alors que ces cafés étaient déjà en difficulté avant ce bannissement de la cigarette, ont entièrement coulé avec cette interdiction. Madame Christine MATTHEEUWS affirme à ce titre : « Nous devons en outre prendre en compte l’automne particulièrement doux qui a permis aux fumeurs de se rendre à l’extérieur sans trop de difficultés ».

Pour les mois à venir, le SNI ne s’attend pas à une amélioration. « Au contraire » affirme la présidente du SNI. «  Un grand nombre de cafés ne tiendront plus très longtemps le coup. Il sollicitent des dispositions qui leur permettrons de sortir la tête de l’eau ». C’est la raison pour laquelle le SNI plaide pour un plan d’action auprès du nouveau gouvernement Di Rupo. A court terme, le SNI plaide pour un report automatique des cotisations sociales et du précompte professionnel pendant un an. Ces mesures ne doivent constituer qu’un premier pas vers un changement structurel de la règlementation dans le secteur des cafés. Une priorité sur un sérieux plan de relance avec une diminution de la TVA à 6 % sur la nourriture et les boissons,  une déduction fiscale majorée sur l’installation de fumoirs ou encore de cuisines, des règles plus souples en matière de travail d’étudiant ou occasionnel afin de faire face aux rushs et de stimuler le travail flexible. «  Nous admettons que ces règles coûtent de l’argent et que le temps est à l’économie mais les cafés représentent une partie importante du patrimoine culturel de notre pays qui ne peut être amené à disparaître ».

Par l’interdiction de fumer, les terrasses de cafés connaissent un franc succès et ce même lorsqu’il fait plus froid. De plus en plus de cafés installent d’ailleurs un système de chauffage à l’extérieur afin de ne pas laisser leurs clients fumeurs dans le froid. Pourtant, près d’un tiers des communes belges refusent encore les terrasses permanentes. Le chiffre existait déjà il y a quelques mois. Le SNI demande à toutes les autorités locales de lever l’interdiction des terrasses permanentes afin qu’elles puissent être accessibles toute l’année. Simultanément, l’organisation entrepreneuriale sollicite la suppression des taxes communales sur les terrasses qui touchent près d’un tiers d’entre elles. « Maintenant que les cafés font des efforts pour s’en sortir, il revient aux pouvoirs locaux de les aider au mieux en supprimant les taxes sur les terrasses et d’autoriser les terrasses permanentes.


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