L'augmentation du prix de la bière est un nouveau coup dur pour l’horecaA partir du 1ier mars InBev augmentera le prix de la bière de 5,8% pour le secteur horeca. Fin de l’année passée le brasseur avait déjà annoncé une augmentation des prix pour les supermarchés et la distribution et maintenant les cafés et les restaurants suivent. « C’est un nouveau coup dur pour le secteur de l’horeca, surtout pour les cafés qui, en raison de l’interdiction de fumer, ont vu diminuer sensiblement leurs revenus et qui ont connu une hausse des faillites », explique Christine Mattheeuws, présidente du SNI. L’organisation des entrepreneurs indépendants conseille aux patrons de cafés de faire payer cette augmentation des prix aux clients, même si cette solution n’est pas du tout idéale. De toute façon, seule minorité des patrons de cafés font cela.
Le SNI se demande pourquoi InBev annonce cette augmentation de prix pour l’horeca tellement tard. Fin 2011 le brasseur avait déjà annoncé une augmentation de prix pour les supermarchés et la distribution. « Cela aurait été plus facile de tout annoncer en une fois », argumente la présidente du SNI. « Maintenant l’horeca n’a qu’un mois pour s’adapter et pour expliquer la situation aux clients. » Pour être complet : le prix des fûts augmentent de 5,5%, tandis qu’un bac de bière coûtera 6,8% de plus. Etant donné que l’on vend plus de fûts que de bacs de bière aux cafés, la hausse des prix de la bière est en moyenne de 5,8%.
En tout état de cause il s’agit d’un nouveau coup dur pour les cafés. A cause de l’interdiction de fumer, le nombre de faillites et de cessations d’activité a augmenté de 43%. De plus, les cafés qui n’ont pas fermé leurs portes ont vu diminuer leurs revenus de 20% depuis l’interdiction de fumer. Une augmentation du prix de la bière vient donc vraiment au mauvais moment. Vu la situation précaire dans laquelle se trouve un bon nombre de cafés, le SNI conseille de faire payer cette augmentation des prix aux clients, même si cette solution n’est pas du tout idéale. D’une étude du SNI, réalisée en 2011 afin de connaître les conséquences de la hausse des prix du café, des softs et de l’eau, il résulte qu’une minorité des patrons de café (31%) fait payer cette augmentation à ses clients. Le SNI craint également que d’autres brasseurs (comme Alken-Maes par exemple) ne suivent l’exemple d’InBev.
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