30 % des vols auxquels sont confrontés les commerces proviennent de leur propre personnelPrès de 30 % des vols auxquels sont confrontés les petits commerces proviennent de leur propre personnel. Ce constat revient malheureusement d’année en année selon le SNI. Les dommages liés à ce type de vols est également dix fois plus grave qu’en cas de vol exécuté par la clientèle. « Son propre personnel peut utiliser divers types de techniques afin d’agir au sein de l’entreprise et ce, pendant une longue période » affirme Christine Mattheeuws, présidente du SNI. Afin de contrer le vol du personnel, l’organisation entrepreneuriale conseille de veiller à une culture d’entreprise seine ainsi que l’installation de certains outils technologiques.
Le vol par son propre personnel est souvent oublié dans le calcul des vols de commerces. Pourtant, les vols exécutés par le personnel représentent près de 30 % des vols cette année contre 26% il y a deux ans. Cela ressort d’une enquête du SNI auprès de 847 commerces. A titre de comparaison : le vol effectué par la clientèle ne représente que 50%. Le reste des vols proviennent des personnes extérieures tels les fournisseurs ou encore de fautes administratives. Le SNI constate également que le vol effectué par le personnel est en hausse d’année en année. La crise pousse vraisemblablement les travailleurs à voler. En outre, la valeur des vols est facilement 10 fois plus élevée que les vols exécutés par la clientèle. Ce qui est logique étant donné que le travailleur peut exécuter les vols pendant une plus longue période et dès lors en augmenter considérablement la valeur. Un vol effectué par la clientèle porte en moyenne sur un montant de 100 euros alors que les vols effectués par les membres du personnel tournent autour des 1.300 euros.
Le personnel peut en outre élaborer des techniques particulières permettant de soustraire des biens ou de l’argent à l’employeur. « Cela complique les possibilités de les détecter », selon Christine Mattheeuws. C’est ainsi que la ‘sweet hearting’ est une technique bien connue par laquelle les amis et les membres de la famille ne payent rien voir très peu. Qui plus est, il existe la technique par laquelle les cartes de fidélité sont remplies ou tamponnées au premier passage. Le vol ‘as such’ reste également la manière la plus appropriée de soustraire des biens ou de l’argent, notamment par les portes documents ou les sacs à mains mais également par le biais des poubelles qui doivent être déposées dehors. Une autre technique revient à rapporter une fausse date de péremption de sorte que les produits qui sont sois disant périmés mais en réalité toujours valables puissent être emportés. Les employeurs qui travaillent avec une pointeuse ne sont pas épargnés. Les cartes sont détournées de manière frauduleuse et cela se passe systématiquement au détriment de l’employeur.
La présidente du SNI : « Afin d’éviter ce genre de comportements nous conseillons toujours de veiller à une culture d’entreprise seine par laquelle chaque membre du personnel se sent concernée. Dans ce cas, les probabilités de vols diminuent considérablement. Ceux qui veulent contrôler leurs travailleurs peuvent évidemment installer des caméras de surveillance mais cela suppose une autorisation de chacun des travailleurs dans l’entreprise. Parfois, des miroirs installés de manière judicieuse peuvent aider. Pour les caisses il existe des softwares, accompagnés d’un registre de caisse qui peut retracer des anomalies ». En conclusion l’organisation entrepreneuriale souligne que le vol par le personnel existe dans toutes les entreprises. « Petite ou grande entreprise, c’est surtout l’opportunité qui fait le voleur ».
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