L’interdiction de fumer dans l’horeca crée des troubles de voisinage.

Le chiffre d’affaires et la clientèle diminuent fortement en une semaine

l’interdiction de fumer générale dans l’horeca est entrée en vigueur il y a maintenant un peu plus d’une semaine et se fait sentir fortement. Voilà ce qui s’avère d’une enquête menée par le SNI auprès de 651 cafés où, il y a peu, l’on pouvait encore fumer. 57 pourcent des cafés ont vu baisser leur chiffre d’affaires durant la semaine passée d’environ 26%, tandis que la clientèle des cafés a baissé de 46 pourcent. 98 pourcent des cafés interrogés, respectent l’interdiction de fumer et seulement 3% ont eu un contrôle antitabac durant la semaine passée. Ce qui est frappant, c’est que 62 pourcent des cafés qui doivent envoyer leurs clients fumer dehors (en rue),  nous indiquent que cela entraîne des troubles de voisinage. « L’Interdiction de fumer fait en sorte que les cafés soient non-fumeurs, mais crée en même temps un nouveau problème », remarque Christine Mattheeuws, présidente du SNI.

43 pourcent des cafés, où jusqu’à la semaine passée les cendriers étaient sur la table, envoient leurs clients à la rue, mais cela ne se passe pas sans problèmes. Plus de 6 cafés sur 10 nous signalent déjà que fumer en rue entraîne des troubles de voisinage et des plaintes. Mattheeuws : «Le législateur a peut-être résolu un problème, fumer dans les cafés, mais crée immédiatement un autre problème sensible. Et cela peut aboutir à des conflits directs, ce qui n’était pas le cas quand on pouvait fumer dans les débits de boissons. » Les terrasses (42%) et les fumoirs (10%) semblent également être une solution pour les clients qui fument. Maintenant que c’est l’été, les températures sont agréables, fumer à l’extérieur ne pose pas de soucis mais à l’arrivée de l’automne et de l’hiver, ce sera sans doute une autre histoire. Pour cette raison, 16 pourcent des exploitants de cafés indiquent qu’il est trop tôt pour juger la diminution du chiffre d’affaires et de la clientèle, et pensent qu’elle s’accentuera en automne et en hiver.

En attendant, 57 pourcent des cafés, fumeurs jusqu’à la semaine passée, ont vu baisser leur chiffre d’affaires d’environ 26%. Les patrons de cafés nous indiquent qu’en fait, les fumeurs sortent pour fumer et restent « coller » dehors et consomment donc moins de boissons que quand les fumeurs fumaient leur cigarette au comptoir. 46 pourcent des cafés interrogés parlent d’une baisse de la clientèle avec une moyenne de 23 pourcent. Les clients restent également moins longtemps au café.

Plus de 50 pourcent des exploitants interrogés n’en restent pas là et cherchent une solution créative pour l’interdiction de fumer, premièrement en servant à nouveau des repas (28%) et également en aménageant un fumoir (23%). 41 pourcent attendent l’impact avant de prendre une décision, tandis que 8 pourcent craignent devoir mettre la clef sous le paillasson endéans les 6 prochains mois. Extrapolé sur toute la Belgique, d’ici 2012, 960 cafés (fumeurs) devront fermer leurs portes. Pour conclure, seuls 98% des cafés disent tout à fait respecter l’interdiction de fumer.


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