La moitié des PME changera sa politique vis-à-vis des voitures de société

La moitié des PME changera sa politique vis-à-vis des voitures de société. Malgré que peu de patrons de PME comptent abolir la voiture de société, ils opteront pour de plus petites voitures qui sont moins chères et moins polluantes et ils limiteront le nombre de voitures de société. Les PME ont calculé que l’avantage de toute nature pour les voitures de société augmente par an en moyenne de 1600 euros par voiture. Jusqu’à présent 9% des salariés ont demandé de remettre leur voiture de société, tandis que 12% ont demandé une augmentation de salaire pour compenser la nouvelle taxe. « Cette augmentation de la taxe fait mal aux indépendants et aux patrons de PME », affirme Christine Mattheeuws, présidente du SNI. « Qu’elle ait été introduite si abruptement et sans concertation avec le secteur rend le mécontentement encore plus grand. » Le SNI demande que la nouvelle taxe sur les voitures de société soit introduite graduellement et parlera de cette proposition au ministre des Finances Steven Vanackere. Selon le SNI les modifications hier du Conseil des ministres aux règles sont un pas dans la bonne direction. Désormais, pour l’appréciation de la valeur des voitures, elles resteront au prix catalogue pendant une année complète. A partir de la deuxième année leur valeur baissera de 6% par an, jusqu’à un plancher de 70% de la valeur catalogue.

Les indépendants et les patrons de PME n’apprécient pas du tout les nouvelles règles fiscales concernant les voitures de société. D’une étude du SNI, menée auprès de 869 indépendants et de patrons de PME, il résulte que 62% roulent avec une voiture de leasing. De plus, 5 PME sur 10 offrent des voitures de société à un ou plusieurs travailleurs. Les entrepreneurs ont calculé que cette mesure du gouvernement Di Rupo fait augmenter  l’avantage de toute nature en moyenne de 1600 euros par an et par voiture. Cependant, 70% des répondants n’ont actuellement aucune idée du surcoût de cette taxe.

46% des PME savent déjà qu’elles vont modifier leur politique vis-à-vis des voitures de société. La moitié en optant pour des voitures plus petites, plus vertes et meilleur marché, tandis qu’un quart des PME a l’intention de limiter fortement le nombre de voitures de société. Seulement 10% des PME qui opteront pour une autre approche veulent totalement abolir la voiture de société. Cependant, 42% des PME attendent de voir comment les affaires évolueront.

Les salariés qui ont une voiture de société devront dans la plupart des cas également payer plus. Jusqu’à présent 12% des travailleurs ont demandé une augmentation de salaire pour compenser les nouvelles règles fiscales, mais les patrons interrogés s’attendent à beaucoup de demandes similaires dans les mois qui viennent. Entre temps, 9% des salariés ont demandé de remettre leur voiture de société. Christine Mattheeuws : « Ces nouvelles règles fiscales ne mèneront à rien, car les entreprises et les indépendants choisiront pour une autre politique concernant les voitures de société. Ils iront à la recherche d’alternatives, car une augmentation des taxes qui accroît encore le coût salarial vient vraiment au mauvais moment. » Le SNI regrette que les nouvelles règles fiscales aient été introduites de façon abrupte et sans concertation avec le secteur. Par conséquent, le SNI demande que la nouvelle taxe sur les voitures de société soit introduite graduellement. L’organisation des entrepreneurs indépendants parlera de cette proposition au ministre des Finances Steven Vanackere. Selon le SNI les modifications hier du Conseil des ministres aux règles sont un pas dans la bonne direction. Désormais, pour l’appréciation de la valeur des voitures, elles resteront au prix catalogue pendant une année complète. A partir de la deuxième année leur valeur baissera de 6% par an, jusqu’à un plancher de 70% de la valeur catalogue.


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